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Prospection·9 min de lecture

Courtier en assurance : comment trouver des clients

Recommandation, partenaires prescripteurs, contenu, prospection directe : les méthodes pour trouver des clients quand on est courtier, et comment les organiser.

Trouver des clients est la première difficulté d'un courtier qui s'installe, et elle ne disparaît jamais vraiment : même un cabinet établi doit renouveler son portefeuille. Il n'existe pas de canal miracle. Il existe en revanche quelques méthodes éprouvées, qui ont chacune leur rythme, leur coût et leurs règles. Ce guide les passe en revue, sans promesse de résultat : ce qui fonctionne dépend de votre spécialité, de votre zone et du temps que vous y consacrez. Si vous n'êtes pas encore immatriculé, commencez par les étapes pour devenir courtier en assurance.

Pourquoi la recommandation reste-t-elle le premier canal à travailler ?

Un prospect recommandé arrive avec un capital de confiance que vous n'avez pas à construire. Il connaît déjà quelqu'un qui a été bien conseillé. Le rendez-vous démarre sur le fond, pas sur la méfiance.

La recommandation ne se décrète pas, mais elle s'organise. Le bon moment pour la demander est celui où le client constate la valeur de votre travail : à la signature, après un sinistre bien géré, lors de la revue annuelle. La demande doit être précise — « connaissez-vous un artisan ou un indépendant qui se pose les mêmes questions que vous ? » fonctionne mieux qu'un vague « si vous connaissez quelqu'un ».

  • Demandez systématiquement, à des moments définis, plutôt qu'au hasard de l'humeur.
  • Remerciez toujours le client qui recommande, et tenez-le informé de la suite.
  • Notez l'origine de chaque prospect dans votre CRM, pour savoir qui vous recommande et quels clients sont vos meilleurs ambassadeurs.
  • Facilitez la transmission : un lien ou un formulaire simple que le client peut partager vaut mieux qu'un numéro griffonné.

Comment construire des partenariats avec des prescripteurs ?

Certains professionnels voient passer vos futurs clients avant vous : expert-comptable pour les indépendants et les dirigeants, agent immobilier ou courtier en crédit pour l'assurance emprunteur, conseiller en création d'entreprise pour les nouveaux TNS. Un partenariat solide repose sur un intérêt réciproque : vous apportez un service qui valorise leur propre relation client.

Restez attentif au cadre. Une personne qui se contente de vous mettre en relation avec un prospect, sans présenter ni proposer de contrat, fait de l'indication et peut être rémunérée comme apporteur d'affaires. Dès qu'elle présente un produit ou aide à la souscription, elle fait de l'intermédiation et doit être immatriculée à l'ORIAS. En cas de doute, votre association professionnelle est le bon interlocuteur.

Côté organisation, chaque partenaire doit pouvoir vous transmettre un contact sans friction, et vous devez pouvoir suivre ce que chacun apporte et ce que vous lui devez. C'est la raison d'être du module Recommandation & apporteurs d'affaires de KREDEX, décrit sur la page Fonctionnalités.

Le contenu peut-il vraiment faire venir des clients ?

Oui, mais à moyen terme. Un courtier qui explique clairement des sujets que ses prospects comprennent mal — la prévoyance du travailleur indépendant, le changement d'assurance emprunteur, le fonctionnement d'un contrat responsable — devient la personne à qui l'on pense le jour où la question se pose.

  • Une fiche d'établissement Google à jour, avec vos horaires, vos spécialités et vos coordonnées, pour être trouvé localement.
  • Des publications régulières sur LinkedIn si votre cible est faite de dirigeants et d'indépendants.
  • Des guides ou des articles sur votre site, qui répondent aux questions que l'on vous pose en rendez-vous.
  • Des courtes vidéos où vous répondez à une seule question, sans jargon.
  • Des webinaires ou des réunions d'information, seul ou avec un partenaire comme un expert-comptable.

La règle d'or est la régularité plutôt que le volume : un contenu utile par semaine pendant un an produit plus qu'une rafale suivie de six mois de silence. Et chaque contenu doit mener à une action simple, comme réserver un rendez-vous.

La prospection directe est-elle encore possible ?

Oui, mais dans un cadre plus strict que par le passé. Le démarchage téléphonique en assurance est encadré par le Code des assurances et par le Code de la consommation : jours et horaires limités, respect de la liste d'opposition Bloctel, et une évolution législative vers le consentement préalable des particuliers. Vérifiez les textes en vigueur avant toute campagne. En prospection B2B, l'approche est plus souple, mais l'information des personnes et leur droit d'opposition restent dus au titre du RGPD.

Si vous prospectez par téléphone, la discipline compte plus que le volume : qualifier chaque appel, rappeler les non-répondus à des créneaux différents, et ne jamais laisser un prospect intéressé sans date de rappel. Notre guide Scoring des leads explique comment prioriser ces rappels. Les obligations liées aux fichiers de prospection sont détaillées dans RGPD du courtier en assurance.

Et vos clients actuels, sont-ils une source de nouveaux contrats ?

C'est souvent la source la plus négligée. Un client qui vous a confié sa mutuelle n'a pas forcément pensé à vous pour sa prévoyance, son assurance emprunteur ou son épargne retraite. La revue annuelle, à l'approche de l'échéance, est le moment naturel pour faire le point sur l'ensemble de sa situation. Voir notre guide Relance clients en assurance : échéances et renouvellements.

Comment organiser tout cela sans s'éparpiller ?

Le risque, en multipliant les canaux, est de tout faire à moitié. Mieux vaut choisir deux ou trois canaux adaptés à votre cible, leur consacrer un temps fixe chaque semaine, et mesurer ce qu'ils produisent. Pour cela, trois informations doivent être saisies sur chaque prospect : son origine, sa date d'entrée et son avancement dans le pipeline.

Au bout de quelques mois, vous saurez quels canaux produisent des rendez-vous et des signatures, et lesquels produisent seulement de l'activité. Un CRM conçu pour le courtage fait ce travail sans tableur : chaque fiche porte sa source, et les statistiques se lisent par canal. Si vous hésitez sur l'outil, consultez notre comparatif ou les tarifs de KREDEX.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur moyen de trouver des clients en tant que courtier ?

Il n'y a pas de canal unique. La recommandation de clients satisfaits et les partenariats avec des prescripteurs sont souvent les plus solides, complétés par du contenu régulier et, dans le respect des règles, par la prospection directe.

Peut-on rémunérer un apporteur d'affaires ?

Oui, s'il se limite à indiquer des contacts sans présenter ni proposer de contrat. Au-delà, il exerce une activité d'intermédiation et doit être immatriculé à l'ORIAS. Votre association professionnelle peut vous aider à cadrer la convention.

Le démarchage téléphonique est-il autorisé pour un courtier ?

Il est encadré : horaires limités, respect de Bloctel et évolution vers le consentement préalable des particuliers. Vérifiez les textes en vigueur avant toute campagne vers des particuliers.

Comment savoir quel canal de prospection fonctionne ?

En notant l'origine de chaque prospect dès sa création, puis en comparant les rendez-vous et les signatures obtenus par canal. Un CRM de courtage comme KREDEX fait ce suivi automatiquement.

Rédigé par Kevin Jarmoune, fondateur de KREDEX et courtier en assurance. Pour aller plus loin : les fonctionnalités de KREDEX, les tarifs et le comparatif avec les autres CRM.

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